Automne/Hiver : Effets du Changement de Saison sur le Poids et le Moral

Poids et moral au changement de saison

Bienvenue en automne ! Plages ensoleillées, coquillages et crustacés sont relégués à l’album photos de vacances. On a géré la rentrée professionnelle et scolaire le mieux possible, mais il n’est pas rare qu’un blues saisonnier s’installe. On ressent une fatigue accrue, un comble si vite après les congés ! On note une baisse de moral, d’entrain, un pauvre sommeil, et on envisage à contrecœur les jours plus courts et qu’on le veuille ou non, l’arrivée de l’hiver. Pluie, froid, soirées sombres arrivent bien avant le solstice de décembre. Pourquoi se sent-on patatras ? Ce changement de saison a-t-il un effet sur la prise de poids (ou le ralentissement de la perte des kilos, ou le manque de motivation pour maintenir le cap minceur) ? Faut-il faire une détox ? Est-il vraiment utile de commencer un régime maintenant, alors que les fêtes vont tout mettre par terre ?

 

L’Automne : une Saison Stressante

 

Reprise du travail et rentrée sont souvent sources de stress. Après s’être reposé et changé les idées en vacances, que ce soit seulement quelques jours ou plusieurs semaines, retrouver le rythme est difficile, surtout si vous avez décroché en août. Au retour, il faut penser aux fournitures scolaires, peut-être à courir les magasins pour rhabiller/rechausser les enfants, s’occuper des inscriptions aux activités extra-scolaires … Il faut aussi veiller à ce qu’ils soient prêts à l’heure le matin et superviser les devoirs le soir.

À ceci s’ajoutent les contraintes et responsabilités professionnelles, la gestion des repas avec moins de temps et la météo qui s’annonce de jour en jour plus maussade. Concrètement, que se passe-t-il ?

 

Moins de soleil …

Les journées raccourcissent. En conséquence, on voit moins le soleil et on ne fait pas le plein de vitamine D. Selon votre routine, il est possible que vous ne soyez « dehors » que quand il fait nuit, le matin pour commencer la journée, le soir après le travail, pour quelques pauvres minutes. Si votre lieu de travail n’est pas naturellement lumineux, vous ne voyez littéralement pas le jour.

Septembre et début octobre sont encore relativement supportables, mais il est difficile d’appréhender les 5 à 6 mois jusqu’au printemps sans angoisse.

Petit conseil : utilisez votre pause déjeuner pour sortir. Si le soleil n’est pas au rendez-vous, vous prenez au moins l’air. S’il fait frais ou froid, marchez vivement quelques minutes, faites le tour du pâté de maison (et évitez le pâté, même maison !)

La vitamine D est grandement sous-estimée. Entre autres bienfaits, elle favoriserait la production de la leptine, hormone de la satiété et de la sérotonine, hormone du bonheur.

Pas de soleil ? Assurez-vous alors que le soleil (enfin, sa vitamine) se trouve dans votre assiette : saumon, thon rouge, jaune d’œuf …

… Plus de stress

Le mal est l’ennemi du bien, le stress est l’ennemi du corps. Rien dans le stress ne promeut de beaux cheveux, une complexion saine, un bon sommeil, ou la perte de poids. Stressé, on peut rapidement tomber dans l’alimentation confort, un plat de spaghettis ou le grignotage entre les repas.

Conseil : il n’y a pas de miracle, pour commencer à retrouver le bien-être, il faut apprendre à reconnaitre le stress, éliminer (ou recoder) les facteurs qui le déclenchent. Pourquoi ne pas aussi explorer des techniques anti-stress telles que la cohérence cardiaque, le yoga, même simplement la respiration en toute conscience : posez-vous quelques minutes, inspirez profondément, expirez avec l’intention de chasser le(s) stresseur(s). Les méridiens qui permettent à l’énergie de circuler peuvent avoir besoin d’un coup de pouce pour éliminer les embouteillages. L’acupuncture est reconnue pour ses effets restaurateurs de bien-être ; en plus, elle permet d’éliminer les pulsions boulimiques.

 

L’Alimentation Change avec les Saisons

 

Si vous vous souciez de manger des produits de saison, l’automne marque la fin des framboises, tomates, courgettes, haricots et laitues (sauf les laitues d’hiver). Hélas aussi, les marchés de producteurs locaux vont bientôt fermer leurs étals. Si vous n’avez pas de jardin sur un balcon, les produits frais, fruits et légumes en particulier, se font plus rares. La météo n’aide guère, on se dit déjà qu’il va falloir concocter des plats plus riches pour survivre au froid. Grand mythe que voilà, surtout en nos temps modernes. Il y a peu de chance que notre exposition aux températures froides, voire glaciales, soit longue au point de placer notre métabolisme en mode hiver pour maintenir notre température corporelle.

Toujours est-il que la corne d’abondance de l’automne nous parait moins bien remplie que celle de l’été. Rien n’est plus faux ! Nous n’avons peut-être pas l’habitude d’explorer ce que chaque saison peut offrir de nutritivement positif pour le corps (et le tour de taille).

La saison est une saison de récoltes, dans le sens stockage, par opposition à une saison de cueillette (direct du plan de tomates à la salade du dîner). Que voit-on ? Les pommes de terre bien sûr (pas nos alliées à grosse dose, mais ne les boudons pas totalement), les patates douces, toutes les courges (musquée, potiron, patisson, potimarron). Comme brièvement évoqué, l’automne hiver peut aussi être une saison de culture : laitues, mâche, épinards, radis, choux …

Conseil : si votre supermarché ne s’approvisionne pas localement (ou au moins de producteurs nationaux), et qu’il est important pour vous de minimiser votre empreinte carbone, renseignez-vous sur les maraichers en Île-de-France ou les magasins bio qui ont accès à ces produits frais.

Mais le frais, bien que meilleur, n’est pas indispensable pour manger sainement. D’ailleurs, les jardins potagers ont pour but de nous alimenter toute l’année, par le biais de différents modes de conservations. Ainsi, des légumes congelés ou des sauces tomates en bocaux seront toujours meilleurs que des plats préparés gorgés de sel et de conservateurs.

 

Détox d’Automne, Oui ou Non ?

 

Entreprendre une détox n’est pas anodin, quelle que soit la saison. D’une part, nos organes – en particulier les reins et le foie – font un excellent travail quand il s’agit de faire le ménage, et ce, au quotidien. D’autre part, considérez l’environnement et le mode de vie qui sont les vôtres. Pouvez-vous envisagez de vivre 5 à 10 jours de jus, tisanes, et plats maigres en tout genre alors que vous devez tout de même préparer des repas complets pour le reste de la famille ? Les regarder manger quand vous sirotez votre tisane d’ortie (au demeurant une plante fascinante) ?

Si vous êtes célibataire, c’est autre chose. Mais songez toutefois qu’une cure de jus de légumes vous prive de fibres, une semaine de jus de fruits vous supercharge en sucre.

Conseil : au lieu d’une cure détox telle que présentée dans de nombreux magazines et sur de nombreux sites, pensez à remettre les pendules à l’heure avec, par example, un jus de citron/eau tiède ou chaude à jeun le matin, suivi d’un vrai petit déjeuner qui vous donne l’énergie dont vous avez besoin jusqu’au déjeuner.

Les pays nordiques savent une ou deux choses de l’hiver, bien plus brutal que le nôtre. Et si le taux de dépression est plus élevé en Suède en hiver qu’au sud de l’équateur, les habitants de ces pays apprennent à gérer.

Leur alimentation, notamment, été comme hiver, est différente. Moins de sucre, plus de protéines, en particulier pour le repas du matin.

 

Perdre du Poids Avant l’Hiver ?

 

Certains pays – moins en France, mais cela commence tout de même à s’installer – fêtent Halloween. De tradition, les enfants se déguisent et font du porte-à-porte pour récolter des friandises.

Aux États-Unis, la célébration est d’envergure. Sauf que les parents confisquent une bonne partie des bonbons pour préserver leurs chérubins et finissent par les manger eux-mêmes.

Fin novembre, ils fêtent Thanksgiving : réunions familiales et plats dignes d’une semaine d’agapes. Pas très longtemps avant les fêtes de fin d’année …

Si vous pensez que l’automne ne se prête pas à commencer un programme pour perdre du poids, en raison principalement des fêtes qui ne sont pas loin, vous devriez reconsidérer.

D’une part, il n’y a pas de saison idéale pour se débarrasser des kilos en trop. Si vous en ressentez le besoin, la bonne période est maintenant. Si c’est une idée passagère, vous pouvez éventuellement attendre, sauf si vos habitudes alimentaires risquent d’envenimer la situation.

Certes, les fêtes sont un vrai challenge avec leur lot de tentations : une coupette de champagne par ci par là (petit mais grossissant), du foie gras, des volailles farcies, les bûches, les repas d’entreprise, les cocktails dinatoires où l’on sert des canapés et pas à dîner … Pas facile !

Conseil : tout d’abord, soyons clair : les tentations existent toute l’année. En outre, on peut très bien naviguer les fêtes, même dans une démarche de perte de poids, sans réduire tous efforts à néant.

Enfin, pensez à ce qui suit : le printemps ; la promesse de beau temps, vite suivie des promesses de l’été. Laisserez-vous la fièvre du maillot de bain vous affamer de mars à juillet pour vous sentir bien sur les plages ? Aurez-vous le temps de visiter la salle de sport 6 fois par semaine pour redessiner fessiers et abdos ? Achèterez-vous le maillot des champions/championnes dès janvier pour vous motiver à faire le nécessaire ?

De nombreux facteurs sont à prendre en compte dans la prise de poids. Les saisons, certes, mais aussi les changements hormonaux, les habitudes alimentaires, la qualité du sommeil, l’environnement social … L’arrivée de l’automne a un impact sur notre rythme de vie, mais il n’est pas nécessaire de lui laisser avoir un impact à long terme sur notre silhouette.

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