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Au cours des cent et quelques dernières années, notre mode de vie et nos modes de consommation ont considérablement changé. D’innovations industrielles en méthodes de conservation des aliments, de globalisation des chaînes d’approvisionnement en bouleversements des techniques agricoles, ce que nous retrouvons dans notre assiette n’est pas forcément ce qui est on pour nous, malgré tout le soin qu’on porte à choisir d’équilibrer nos repas.

Entre la sédentarité accrue et les additifs ou micro-plastiques qui s’introduisent dans notre quotidien, de nombreux troubles digestifs apparaissent, que l’on relègue souvent aux conséquences d’un repas un peu riche ou d’un coup de fatigue.

 

Or le système digestif est le pilier fondamental de la santé globale des humains. Déjà il y a 2000 ans, Hippocrate affirmait que toute maladie commence dans les intestins. Nous avons déjà publié sur l’importance d’un microbiote équilibré, en particulier pour soutenir les défenses immunitaires.

 

On parle de plus en plus de possibles intolérances alimentaires (à ne pas confondre avec allergies). Certains d’entre nous sont plus sensibles à des aliments spécifiques indépendamment de la façon dont ils sont préparés et consommés. Les symptômes sont variés et présentent divers degrés de gravité : maux de tête, irritabilité, ballonnements, constipation ou diarrhée, problèmes de peau ; d’autres sont plus sérieux à long terme, comme des troubles du système nerveux ou respiratoire.

 

Causes Potentielles des Intolérances Alimentaires

 

Il existe de nombreux facteurs qui peuvent déclencher ces intolérances. Nous proposons ici un rapide survol des plus étudiés.

 

L’épigénétique

Vous avez bien malgré vous hérité d’une absence d’enzymes nécessaires à la digestion de certains aliments. L’une des plus connue est la sensibilité au gluten. Une autre est l’absence de lactase, enzyme digestive normalement produite par l’intestin et qui permet de digérer le lactose.

 

Les interactions chimiques hormonales

On parle ici d’aliments dont la consommation affecte directement l’équilibre hormonal, comme les phytoœstrogènes du soja, ou le sucre qui crée des pics d’insuline et de cortisol. Pour rétablir l’équilibre, le corps redouble d’efforts au détriment d’autres fonctions métaboliques.

 

L’hyperperméabilité intestinale

Le sujet de l’hyperperméabilité intestinale, ou « leaky gut syndrome », est relativement à la mode et l’objet de plus en plus d’attention. Les parois de l’intestin ne sont plus en mesure de séparer le bon grain de l’ivraie et laissent les mauvaises bactéries pénétrer dans le système sanguin.

 

Le déséquilibre microbien des intestins

Imaginez le bon, la brute et le truand. Trop de brutes et trop de truands, et voilà le système sans dessus dessous, complètement dépassé et incapable d’assez punir pour rétablir la paix digestive. D’une façon générale, le corps se débrouille à merveille pour reconnaitre et éliminer les bactéries intrusives (et nocives). L’alimentation est le facteur de soutien le plus important dans ce match à qui perd gagne.

 

La réponse exacerbée du système immunitaire

Une autre réponse à un aliment indésirable passe par la production d’immunoglobulines de type G (des anticorps) – en fait une réponse disproportionnée qui maintient le système immunitaire en constante alerte.

 

Les 5 Aliments Qui Peuvent Exacerber les Troubles

 

Inutile de s’éterniser sur le fait que les viandes chargées d’antibiotiques, les plats préparés chargés d’additifs ou encore les fruits et légumes issus de l’agressive agriculture conventionnelle sont des coupables à proscrire le plus possible.

Nous explorons ici 7 aliments qui tels quels ou en produits dérivés peuvent causer la pagaille dans les entrailles, faisant obstacle à la perte de poids dans le plus bénin des cas et à la santé, au pire.

 

Les œufs

Ah, non, pas les œufs ! Si, hélas. Certaines personnes sont sensibles aux œufs, souvent sans le savoir. Il faut un à deux jours pour en ressentir les effets les plus directs : ballonnements, gaz, brûlures d’estomac. Et l’œuf, on ne le trouve pas que dans les quiches ou les flans, mais aussi les pâtes et certaines sauces de salade toutes prêtes.

 

Le gluten

Objet de beaucoup de débats et discussions, le sans-gluten est devenu une aubaine marketing indéniable. Nous ne sommes ni juge, ni arbitre, mais signalons que le gluten sous certaines formes (hyper raffinées notamment) peut créer bien des soucis digestifs. On notera le lien particulier avec les FODMAPS, glucides de petite taille que l’intestin grêle n’absorbe que très peu. Outre les grands classiques pain-pâtes, le gluten se cache parfois dans les épices en poudre (un peu de farine ajoutée pour faire bon poids), la bière, le surimi.

 

Le soja

Pas de joie dans le soja ! Le soja n’est pas traditionnellement un aliment des cultures occidentales. Est-ce la raison pour laquelle nous ne sommes pas équipés pour le digérer ? Peut-être. Mais il faut surtout noter que le soja est depuis quelques années le grand chouchou – surtout dans un régime végétarien – et de ce fait l’objet d’une culture intensive et généralement modifié génétiquement, donc discutable d’un point de vue qualitatif. À son débit, les phytates qui bloquent l’absorption des minéraux, les lectines qui causent une résistance à la leptine, hormone de la satiété, une potentielle carence en calcium et une aggravation de l’hypothyroïdie.

 

Les cacahuètes

Certes, ce n’est pas un incontournable de la gastronomie française, mais sauf à être totalement (et gravement) allergique, les cacahuètes font leur apparition de temps en temps, surtout grillées et salées à outrance. On a tort de les classer avec les fruits à coque. La cacahuète est un légume, d’ailleurs préparé bouilli dans bien des traditions culinaires. Que lui reproche-t-on ? Son contenu potentiel en aflatoxines, moisissures toxiques et cancérigènes.

 

Le lait

Source de calcium, certes, mais que l’on absorbe moins que celui des légumes ou de l’eau. Le lait de vache en particulier est plus indigeste que le lait de brebis, et plus allergène. L’intolérance au lactose est surtout due à l’absence de production de lactase, comme mentionné plus haut. La bonne nouvelle ? Les fromages longuement affinés ou à pâte cuite présentent un contenu en lactose fortement diminué.

 

Mais alors, pensez-vous totalement dépité.e, ces aliments sont à bannir ?Nullement. Ils sont simplement ceux qui peuvent créer plus de problèmes qu’ils ne font de bien, sans qu’on les soupçonne. Un bon moyen de les identifier est de les supprimer, noter comment vous vous sentez (si des troubles ont disparu, un regain d’énergie etc.) Puis réintroduisez-les dans votre alimentation, un à la fois, et de même, prenez note de votre digestion et de vos sensations après le repas (jusqu’à quelques jours).

Peut-être êtes-vous intolérant.e à certains aliments. Peut-être pas. En tout état de cause, nous réitérons que la qualité d’un aliment impacte grandement son influence sur notre santé en général, et notre système digestif en particulier. Il nous appartient d’apprendre à déchiffrer les messages que nous envoient nos organes, notre corps, notre cerveau.

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