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Les hormones sont fabriquées par le système endocrinien et libérées dans le système sanguin pour servir de messager entre différentes parties du corps. L’équilibre hormonal est crucial pour assurer une bonne fonction physiologique :

  • Croissance,
  • Fonction sexuelle,
  • Reproduction,
  • Faim,
  • Sommeil,
  • Humeur,
  • Métabolisme

Leurs niveaux fluctuent de façon naturelle en fonction de l’âge (puberté, âge adulte, ménopause/andropause), mais aussi de façon imposée par le mode de vie, la pollution, l’alimentation, l’activité physique, le stress. Dans certain cas, un déséquilibre important et chronique accroît la prise de poids (ou la résistance à la perte de poids) et peut favoriser l’apparition de troubles plus graves et maladies.

Nous faisons un tour rapide de quelques-uns de ces composés chimiques qui peuvent être malmenés au point de ne plus pouvoir délivrer leur message, ou forcés de délivrer un message contraire au maintien de la santé, physique comme émotionnelle. Dans beaucoup de cas, le poids devient un dénominateur commun, soit par cause directe de dysfonctionnement, soit en conséquence d’autres symptômes qui agissent sur notre comportement alimentaire.

 

Système endocrinien, prise de poids

 

Au menu :

  • Insuline
  • Cortisol
  • Oestrogènes
  • Hormones thyroïdiennes
  • Testostérone

 

Insuline et Glycémie

Le rôle de l’insuline (sécrétée par le pancréas) est de distribuer le sucre aux cellules qui le transforment en énergie. Lorsque le taux de sucre dans le sang est trop élevé, le surplus est stocké sous forme de graisses.

Or, si l’on peut aisément prendre conscience que notre consommation en sucre est trop élevée, il n’est pas rare que l’on en consomme beaucoup plus qu’on ne pense. Les sucres, en effet, se cachent sous une multitude de noms et sont discrètement ajoutés dans une multitude d’aliments (on en recense plus d’une cinquantaine, y compris les sucres naturels comme le miel)

L’OMS recommande une réduction des sucres libres (c’est-à-dire ajoutés) à moins de 10% de l’apport énergétique.

Si la prise de poids, notamment au niveau de l’abdomen, est un des symptômes les plus connus d’hyperglycémie chronique, d’autres maux peuvent être des indicateurs :

  • Problèmes de peau et acné
  • Addiction au sucre (un cercle vicieux ironique)
  • Fatigue chronique
  • Hypertension
  • Difficulté à récupérer après l’effort
  • Dépression

Même les sucres intrinsèques présents dans les aliments non transformés ne sont pas tous égaux dans leur impact sur la glycémie. C’est pourquoi il est important de considérer l’index glycémique des produits.

 

Trop de Cortisol

Le corps répond au stress en produisant l’hormone de survie cortisol. L’objectif de cette hormone est de nous fournir un boost d’énergie, à la base pour répondre à un danger. En temps normal, le cortisol est principalement synthétisé le matin et régule les glucides, lipides, protides, ions et l’eau pour maintenir l’équilibre physiologique de l’organisme. En situation de stress, la mission de l’hormone est de retirer le glucose des cellules pour le faire circuler dans le sang et ainsi créer ce rush d’énergie qui peut nous sauver la vie.

En cas de stress chronique, le déséquilibre s’installe et on se retrouve là encore avec un taux de glycémie élevé donc :

  • Stockage de graisse (ventre, visage, cou, haut du dos)
  • Rétention d’eau
  • Faim extrême (le cortisol agit sur le taux de leptine, hormone régulatrice de la faim)
  • Troubles du sommeil
  • Excitation mais fatigue
  • Anxiété
  • Envies de sucre

Pour y remédier, adoptez des techniques relaxantes pour diminuer le stress, intégrez des compléments alimentaires riches en magnésium et rhodiola, et prenez soin de votre sommeil (c’est la nuit que se fait la régulation du cortisol et de la leptine).

 

Œstrogènes et Progestérone en Déséquilibre

Ces hormones féminines sont surtout à l’œuvre dès la seconde phase du cycle, quand elles augmentent après l’ovulation. On connait bien le syndrome prémenstruel qui dans certains cas s’accompagne de ballonnements, rétention d’eau, sautes d’humeur et fringales de sucre (encore !).

Mais le frein à la perte de poids est principalement activé quand l’équilibre entre les deux est off.

Un taux trop élevé d’œstrogènes accroît la rétention d’eau et la résistance à la perte de graisse et se caractérise par un gain de poids sur les hanches. Dominée par les œstrogènes, la progestérone est en désavantage, ce qui conduit à des troubles du sommeil et de l’anxiété, conditions obstacles à la perte de poids. Ces deux hormones doivent être en harmonie, selon le principe de Boucles d’Or : ni trop, ni trop peu, juste ce qu’il faut !

 

Hormones Thyroïdiennes

La thyroïde produit des hormones dont le rôle est de réguler le métabolisme. En cas d’hypothyroïdie, le rythme métabolique diminue et les apports énergétiques deviennent souvent supérieurs à la dépense, en particulier en cas de fatigue extrême (une des conséquences de niveaux trop bas) qui nous incite à diminuer notre activité physique, à quoi s’ajoutent :

  • Troubles du sommeil
  • Frilosité
  • Peau sèche
  • Ongles et cheveux cassants
  • Constipation
  • Apathie
  • État dépressif
  • Grignotage
  • Envies de sucre

 

Testostérone trop Basse

Souvent réduite à la simple hormone de la libido, la testostérone agit sur l’humeur et diminue l’intensité des réactions au stress. En outre, la testostérone participe au développement des os, des muscles et des cellules sanguines, une triple action qui raccourcit le temps de récupération physique après l’effort.

Un niveau trop bas de testostérone ralentit le métabolisme de façon conséquente conduisant à un gain de poids et un épaississement du tour de taille.

En 2012, la communauté scientifique s’est brièvement intéressée aux résultats d’une étude qui – a priori – démontrait les résultats spectaculaires d’une supplémentation de testostérone pour favoriser la perte de poids.

La méthodologie et les conclusions sont cependant remises en question, comme le souligne le Pr Young

La perte de poids après cinq ans de traitement est très importante, alors même que les taux de testostérone initiaux n’étaient pas extrêmement bas (entre 1,7 et 3,5 ng/mL). Je n’ai jamais constaté cela en pratique.

 

Inutile donc de se jeter sur des compléments ou suppléments douteux. Il est plus bénéfique de se concentrer sur une alimentation et une hygiène de vie qui contribue à l’équilibre collectif des hormones.

La perspective de changements hormonaux (comme la ménopause) ou un diagnostic (comme l’hypothyroïdie) peut inciter à adopter un régime préventif de perte de poids, souvent dans la précipitation et avec un objectif à court terme (entendez, rapide comme le yo-yo). Si la nutrition constitue le meilleur remède, il convient de :

  1. Ne pas tenter de s’auto-diagnostiquer
  2. Ne pas se lancer tête baissée dans des protocoles non validés
  3. Consulter des professionnels de la nutrition
  4. Discuter vos options avec un médecin

Lire aussi : Sommeil et Perte de Poids, les Hormones sur la Sellette

Note: aucun élément de cet article ne saurait être utilisé comme outil de diagnostique

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